Ouverture d’une route à pied jusqu’à Jérusalem

La reconnaissance, par le Christianisme, de son rapport exact avec le Judaïsme, et par voie de conséquence avec l’Islam et les autres religions, entraînant la réconciliation humaine des croyants, en peut-elle pas faciliter la réconciliation des hommes pour la Paix ?
Dans cette perspective, la route à pied à Jérusalem n’est qu’un acte d’obéissance et de conversion chrétienne, demandée par le Concile Vatican II, par la déclaration sur l’attitude de l’Eglise à l’égard des religions non chrétiennes.
présentée aux Pères du Concile le 18 novembre 1964
votée par 2221 voix sur 2312 le 14 octobre 1965
promulguée par Paul VI le 20 octobre 1965

« Parce qu’on a considéré que Dieu rejetait les autres. Les Grecs ont pensé que les Latins étaient rejetés. Les Latins l’ont dit des Grecs, et y ont vu la chute de Byzance avec les mêmes sentiments que Bossuet décrivant la fin de Jérusalem.
Les Protestants, au XVIè siècle, ont professé que Dieu rejetait Rome.
Les Catholiques ont enseigné que Dieu rejetait les prétendues Eglises protestantes. Les Protestants se sont eux-mêmes entre eux rejetés avec la même conscience ; et tous, Protestants, Orthodoxes, Catholiques, nous nous sommes appliqués mutuellement le schéma qui avait servi contre les Juifs. »
F. Lovsky, Feuillets des Avents, n°25 mars 1971, p45
Approches spirituelles du mystère d’Israël

Deux questions :

  1. l’Eglise du Christ approfondissant son rapport avec le Judaïsme, cet effort de rectitude amorce le mouvement inverse du « rejet » mutuel entre les groupes de religions et touche l’ensemble des hommes vivants en dehors d’elle. L’avez-vous perçu ?
  2. La rectification des rapports spirituels entre les Religions comporte-t-elle à long terme une efficacité « politique » pour l’avènement de la JUSTICE et de la PAIX, dont il faudrait étudier les possibilités et les conséquences avec un souci aussi scientifique que celui accordé aux rectifications des rapports économiques et sociaux ?

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