Ouverture d’une route à pied jusqu’à Jérusalem

Remontant l’Histoire, de Genève jusqu’à Jérusalem, par l’Italie, la Grêce, la Turquie, la Syrie, le Liban et la Jordanie, cette Route à pied voudrait d’abord interroger sur l’importance du TEMPS.

La notion et l’expérience du temps semblent être fondamentales pour une approche du mystère d’Israël et d’Ismaël susceptible d’unir tant de peuples de l’Est à l’Ouest qui, bien informés, sont en droit de vivre et de s’aimer dans la compréhension mutuelle.

La Route vers Jérusalem essaiera de percevoir l’histoire vécue, concrète, originale de chacun de nos frères de toute race, de toute couleur, de toute religion, de toute idéologie ; car elle laissera au marcheur le temps indispensable pour que puisse s’ouvrir son intelligence à cette MEMOIRE PROFONDE de chaque peuple, de chaque groupe humain, mémoire unique, qui explique bien des comportements actuels dans la recherche par chacun de l’Unité et de la Paix.

Remontant l’Histoire, vers Jérusalem, avec le respect du Temps, le marcheur sera interrogé par les possibilités actuelles de l’UNITE HUMAINE. Si cette unité ne peut plus être imposée par le plus fort, pour devenir une « uniformité » conforme à son modèle…

Elle ne pourra surgir que de la découverte d’une unité vivante reliant la complexité de notre humanité, comme s’opère et se découvre l’unité d’un corps vivant.

Etant chaque jour, pour le coucher, pour la nourriture, dans la dépendance de l’accueil des autres, le marcheur de Jérusalem sera plus à même d’entrevoir que le cheminement de la Parole de Dieu au milieu des hommes est prisonnier de la liberté humaine et de son ouverture.

La Route de Jérusalem voudrait ouvrir cet espace spirituel à des jeunes susceptibles d’être questionnés par cette « unité intérieure » que l’avènement de la justice entre les hommes suppose en chacun de nous.

Le dialogue qui s’établira à partir de cette première route dira si celle-ci, telle une « question ouverte » rejoint l’interrogation posée par notre monde d’aujourd’hui.

Cette première Route à pied, de Pâques 1972 à Pâques 1973 est ouverte et propulsée par l’Abbé André Haim et son compagnon Wilfried Reinermann, jeune catholique français, d’origine allemande. L’Abbé André Haim du diocèse de Versailles, où il a été ordonné en 1945, a été constamment appelé à des responsabilités d’éducateur ; détaché depuis 1968 pour se consacrer aux relations avec le Judaïsme et l’Islam, il travaille plus spécialement à l’écoute des jeunes, juifs, musulmans et chrétiens. Il est membre de la Commission des Droits de l’Homme de l’OIJD.

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