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  • CR week-end à Saint-Antoine-l'Abbaye

    Ce fut un beau week-end, chaud et fleuri ! Nous étions environ 25, de France, d'Italie, et d'ailleurs. Nous avons pu déjeuner dehors. Quelques temps forts :

    1. Journée d’initiation à la Communication Non Violente (CNV) animée par Michel Nodet, le 23 mars 2019

    Une alternance d’apports théoriques – sur les éléments et la méthode de la CNV, ainsi que sur ce que l’émetteur et le récepteur disent lors d'un échange, ce qu'ils révèlent d’eux-mêmes, leur opinion réelle ou présupposée sur l’autre, ce qu’ils attendent de l’autre – et d’exercices nous a permis de prendre conscience concrètement des obstacles à une communication efficace. L’après-midi, un jeu de rôle par équipe nous a permis d’essayer de mettre en place les principes de l’"échange empathique" puis d’observer et d’analyser les acquis et ce qu’il nous faut encore améliorer pour passer de l’incompétent-conscient au compétent-inconscient.
    Il reste encore bien du chemin à parcourir, pourquoi pas avec une autre journée de formation lors de l’AG 2020 ?
    Nous remercions Michel pour sa compétence et sa bienveillance.

    2. Soirée-témoignage à propos de Mar Moussa (Syrie), lieu de dialogue et jalon de certains marcheurs

    Monastère : vue d'ensemble

    Colette et Jean-Pierre ont témoigné sur ce lieu exceptionnel qu’est le monastère mixte et œcuménique de Mar Moussa (Syrie) et son fondateur, le père Paolo Dall ‘Oglio, enlevé par Daesh depuis 2013. Certains marcheurs avaient eu le privilège d’y être accueillis et de le rencontrer lors de leur passage de Route.
    Hospitalité sacrée, prière (selon le rite syriaque catholique), travail commun, convivialité, partage, ouverture à tous, pluralité,  écoute de l’autre et universalité sont les valeurs qui les ont amenés à s’engager aux côtés des six religieux-ses qui continuent de faire vivre sur place cette communauté hors du commun et sa vocation spécifique : le dialogue avec l'islam. Colette et Jean-Pierre sont responsables de l’association des amis de Mar Moussa en France
    Les amis de Mar Moussa France - Bat. B1-11 - Domaine des Présidents - 6, bd Georges Pompidou - 26200 Montélimar

    3. Dimanche 24 mars

    Cette journée s'est ouverte avec un temps de partage spirituel incluant toutes les sensibilités, toujours intense. S'en sont suivies des marches respectant le rythme de chacun. Après le déjeuner, Assemblées Générales et élaboration des perspectives 2019-2020. Un compte-rendu est en cours.



  • Le 23-24 mars, c'est bientôt !

    Chers amis, nous rappelons que l'Assemblée Générale Ordinaire, suivie d'une AG Extraordinaire, de la Route de Jérusalem se tiendra près de Valence (Drôme), le week-end des 23 et 24 mars 2019.
    Vous êtes-vous inscrits directement sur le site de la communauté de l'Arche de Saint Antoine l'Abbaye ?
    Nous organisons une initiation à la Communication Non Violente la journée du samedi. Nous rappelons ici le programme complet.
    Soyez à jour de votre cotisation, en complétant le bordereau de l'appel financier 2019.  Merci pour votre contribution.

    Vers Valence



  • Projet pédagogique
    PROJET – UNE ECOLE POUR LA PAIX La route à pied jusqu'à Jérusalem... Elle est et devra rester un outil mis à la disposition des jeunes... (et non l'inverse !) C'est une Ecole et une Recherche pour la Paix qui, en manifestant sa nature non confessionnelle, se présente comme une année d'étude, de formation... en forme d'interrogation : "Accepte-tu de prendre du temps pour te laisser interroger, en essayant de te défaire des discours a priori ?" "Accepte-tu d'adopter une attitude de non savoir qui favorise chez l'autre l'émergence d'une part irréductiblement différente, inscrite dans l'histoire et la mémoire collective de son peuple". Ce faisant, cette marche à pied qui rencontre les peurs, la violence, veut interroger les marcheurs sur : - l'importance du temps, - la perception de la mémoire profonde qu'ils réveillent ou provoquent en l'autre, être humain et peuple, - la complexité humaine, en apprenant à résister aux simplifications, - la dépendance d'avec autrui : "Pas de constructeurs de la paix sans cette force inaliénable qui demeure au cœur même d'une dépendance d'autrui vécue comme un moyen privilégié de découvrir l'autre sans le dominer". Ainsi, en remontant de peuple en peuple jusqu'à la ville de Jérusalem, ce retour au passé est l'occasion d'un affrontement au réel, et par suite d'un apprentissage du réalisme : ...quand un vouloir vivre se heurte à un autre vouloir vivre, ce sont des rêves, des illusions qui peuvent s'écrouler peut-être (d'où cette nécessité d'un accompagnement des marcheurs pendant et éventuellement après leur Route s'ils le souhaitent). C'est peut-être une utopie qui prend fin, mais cet affrontement est et reste aussi un point de départ de notre interrogation sur les chances de la paix et de l'unité humaine. ÉLÉMENTS PÉDAGOGIQUES DE LA ROUTE Route à pied, sans "auto-stop" pendant une année environ, comme se fait une année d'étude ou de formation, à travers pays et frontières à traverser, se rapprochant du CONFLIT du Moyen-Orient, la Route de Jérusalem interroge le marcheur sur quatre éléments principaux : . LE TEMPS . LA MEMOIRE . LA COMPLEXITE HUMAINE . LA DEPENDANCE DE L'AUTRE LE TEMPS La marche à pied introduit à une découverte de la durée et du déroulement du temps qui ouvre à un regard neuf sur la création. Là, l'homme est mieux perçu dans une longue histoire, dans un passé, dans une patience, dans une durée ouverte sur un avenir. Le marcheur découvre en lui-même cette réalité. Il s'humanise, prend lentement une nouvelle dimension de lui-même. LA MÉMOIRE Temps et mémoire. Tandis qu'il progresse lentement vers JERUSALEM, le marcheur est attentif à ce que PROVOQUE SA DEMARCHE, quelle "mémoire" il réveille et parfois provoque ! Chaque humain, mais aussi chaque PEUPLE est incompréhensible sans cette mémoire qui est sienne. Là prennent leur origine incompréhensions et conflits. PAS DE RÉCONCILIATION DURABLE SANS CETTE ATTENTION AUX MÉMOIRES LA COMPLEXITÉ HUMAINE Dès lors, le marcheur, lentement, sait qu'il apprend à résister à la simplification Croyant ou non, il découvre les liens profonds qui relient en un tout vivant : langue, culture, expression religieuse, appartenance à une FOI donnée, à un PEUPLE, à un passé à la recherche d'un avenir, à une HISTOIRE. PAS D'ÉCOLE DE LA PAIX SANS L'INTÉGRATION DE CETTE COMPLEXITÉ HUMAINE LA DÉPENDANCE A AUTRUI Progressant sans argent, obligé à la dépendance d'autrui pour sa nourriture et son refuge, le marcheur fait l'expérience d'un rapport à autrui où sa liberté s'intériorise. Pas de constructeurs de la PAIX sans cette force intérieure, inaliénable qui demeure au cœur même d'une dépendance d'autrui vécue comme un moyen privilégié de découvrir "l'Autre" sans le dominer, ou simplement l'égaler. PERMETTRE à "l'Autre" de nous donner librement son refus ou son accueil, c'est franchir une frontière incomparable de liberté ! Dès lors, ayant vécu cette démarche progressive et quotidienne, pendant ces onze mois de Route, ayant rencontré, de frontières en frontières, et à l'intérieur de celles-ci langues, peuples, religions, évolutions en cours, le marcheur abordera au Moyen Orient avec plus d'attention et la prise de conscience du "Peuple Arabe", et celle, particulière, du "Peuple Palestinien", et au terme, ce Peuple à la longue histoire au milieu des Nations, du "Peuple juif" dont la "montée" vers Jérusalem bouleverse notre époque. Démarche non pas politique, mais apprentissage de toutes les données rencontrées, la Route de Jérusalem, comme ÉCOLE DE LA PAIX, offre en définitive au MARCHEUR la possibilité de se REINTEGRER, à son retour, fort de tout ce qu'il lui faudra apprendre.

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