Trace ta Route!

La grande et longue route qui va jusqu’à Jérusalem laisse place cet été à une plus petite route qui n’en sera pas moins cosmopolite et source de rencontres…

Une petite équipe de jeunes marcheurs, français, italiens, d’origine algérienne, congolaise, mauritanienne, polonaise, etc. musulmans, chrétiens, athés, prendront la route du 17 au 27 juillet entre Nice et Sanremo, à la rencontre notamment de différents acteurs touchés par la question des migrations ou impliqués dans l’accueil. C’est avec le désir de poursuivre le projet de la Route de Jérusalem – Ecole de Paix, qu’ils construisent peu à peu ce laboratoire itinérant où les rencontres et les expériences forgeront leur appréhension de la réalité et leurs engagements. Pour aller à contre courant de la médiatisation abondante et toujours plus rapide des défis que posent les migrations aujourd’hui, ils ont décidé d’aller voir cette réalité avec leurs yeux et leurs pieds, avec leurs questions et leurs aspirations, au fil de la marche et à la rencontre de différentes personnes qui vivent de chaque côté de la frontière. Une marche de rencontre donc, mais aussi une marche d’ouverture : ouvrir la frontière qui se ferme aux nouveaux arrivants, ouvrir les perspectives et les possibles pour faire tomber les préjugés.À la frontière, ils s’arrêteront le temps d’un jour pour inviter tous ceux qui le souhaitent, pour fêter avec eux et prendre le temps d’une rencontre et d’échanges.

Vous pouvez nous rejoindre pour ce temps de rencontre et de fête, entre Vintimille et Torri le 22 et le 23 juillet. Vous pouvez nous écrire pour recevoir un témoignage suite à cette expérience ou pour nous proposer des rencontres au fil du chemin, ou avant ou après… Contact : marche.tracetaroute@gmail.com

Meilleurs Voeux… en toute simplicité

Chers amis de la Route de Jérusalem, bonheur simple de la rencontre

Les nouvelles défilent sur nos portables et nos télés ; un flash info annonce une nouvelle tuerie, une augmentation préoccupante du chômage, un bateau de migrants intercepté au large des côtes libyennes ou l’élection de Miss France. C’est tout frais, ça s’est passé il y a quelques heures à peine.
Comment analyser ce flux continu d’informations, toutes mises au même niveau ? Le transfert d’un joueur du PSG prend autant d’importance que la lutte contre le réchauffement climatique. A peine une nouvelle est-elle tombée qu’une autre la chasse… On voudrait en savoir plus pour mieux comprendre, mais nous n’avons pas le temps d’approfondir.
On pense tout savoir, mais ces coups de projecteurs médiatiques laissent dans l’ombre tant de faits et de personnes qui mériteraient d’être connus. A l’heure d’internet, le problème n’est plus l’accès à l’information mais notre incapacité à la traiter, tant elle est foisonnante.
Hyper connectés au monde entier, nous peinons de plus en plus à nous enraciner. Quelle attention portons-nous à ce qui se passe près de nous, dans notre quartier ou notre ville ? Les nouvelles du monde, si importantes soient-elles, occultent ce qui se passe dans nos microcosmes : le voisin qui lutte pour ne pas replonger dans l’alcool, le fiston qui traverse cahin-caha son adolescence, la cousine qui garde la tête haute malgré son cancer, l’élu local qui s’emploie à rassurer ses concitoyens pour qu’ils fassent bon accueil aux migrants…
photo Nicolas Markovic Roead Trip Turin 2016L’Ecole de la Paix, c’est celle des petites choses : une école qui nous apprend à voir qu’hors des sentiers battus existent des gens formidables, c’est une école qui nous fait découvrir l’extraordinaire qui réside parfois dans des vies ordinaires. Elle  nous apprend la valeur d’un sourire, d’un verre de thé ou d’une parole d’encouragement. Continuer la lecture